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Carnets de voyages
Marie-Hélène a travaillé il y a une trentaine d’années au Club Med, dans le Cilento, au sud
de la Campanie.
Bien entendu elle n’a pas eu le temps de visiter. Aujourd’hui le club
est fermé mais il existe dans cette région bien d’autres formes de tourisme. Désirant y retourner, Marie-Hélène a participé à une randonnée pédestre avec notre partenaire Naturaliter. Elle raconte :
«Dès le premier jour, nous sommes montés sur le mont Stella au milieu des chênes verts, des châtaigniers, des aulnes et parmi les pervenches, les asphodèles, les narcisses, les violettes, les pensées et les herbes sauvages.
Les jours suivants nous avons visité la grotte de Pertosa, déjà habitée au néolithique et le prestigieux site grec de Paestum. Nous avons suivi de magnifiques sentiers en balcon au-dessus de la mer tantôt grise, tantôt turquoise, tantôt bleue selon les caprices du temps. Nous avons pénétré en barque dans des grottes marines.
Mais pourquoi Salvatore, notre guide s’écartait-il de temps en temps du chemin ? Nous l’avons compris le soir quand sont arrivés sur la table des plats locaux agrémentés d’asperges sauvages, de bourrache, de chicorée.
Salvatore aime sa région et sait la faire aimer. Il nous a fait découvrir des petites plages rocheuses où nous avons fait des pique-niques à base de produits locaux souvent pris dans son jardin. Il était fier de nous présenter son village perché sur la montagne avec ses ruelles étroites, son petit musée, son «arbre de la révolution» planté par les Français.
Fier aussi de faire goûter des plats locaux confectionnés par sa femme comme l’omelette faite avec les œufs de SES poules et des petits artichauts de SON jardin, les paupiettes au fenouil, les fromages au lait de SES chèvres. Salvatore homme généreux sait communiquer sa joie de vivre.
Une semaine de dépaysement et de bonheur simple partagé avec un groupe sympathique.»
Une des légendes issues de cette tragédie dit qu’un jour une énorme main s’abattra sur les hommes pour les punir de leur soif de sang. Selon une autre, les tours en pierre de Pentedattilo représentent les doigts ensanglantés de la main du baron Abenavoli (pour cette raison Pentedattilo est souvent dénommée «la main du diable»). Ou encore, certains soirs d’hiver, quand les vents violents soufflent dans les gorges de l'Aspromonte, on croirait entendre les hurlements du marquis Lorenzo Alberti.
Marie-Hélène Benoît, février 2010